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Les membres de l’équipe TrEE combinent des approches interdisciplinaires expérimentales et in silico pour comprendre les mécanismes évolutifs d’adaptation des microorganismes à leur environnement ou à l’hôte qu’ils habitent ou infectent, et pour développer des applications biotechnologiques. Nous étudions la dynamique des interactions au sein de la cellule, au sein de populations microbiennes, et entre ces populations microbiennes et leur environnement/hôte. Cinq axes de recherches forment un continuum entre recherche fondamentale et translationnelle dans un objectif de progrès de la connaissance et d’innovation diagnostique et/ou thérapeutique.
Axes de recherche
Axe 1 : Évolution et ingénierie du métabolisme
L’axe «évolution et ingénierie du métabolisme» rassemble cliniciens et chercheurs qui décryptent l’évolution du métabolisme des micro-organismes en lien avec leur environnement et conçoivent de manière rationnelle des microbes ingéniérés répondant à des problématiques de santé. Nous étudions les évolutions métaboliques à différentes échelles de temps et d’espèces en combinant des approches expérimentales et bio-informatiques. Nous utilisons des techniques de biologie moléculaire, de biochimie avec des approches classiques mais également sans à priori, et ce notamment par métabolomique non ciblée sur la plateforme GEMELI-GExiM
Responsables : Dr. Audrey le Gouellec & Dr. Fabien Pierrel
Axe 2 : Évolution et ingénierie du microbiote
Nous étudions l’impact du microbiote intestinal sur l’hôte, en particulier sur son système immunitaire, en situation normale et pathologique (réponse à la vaccination, cancer, auto-immunité, infections aiguës ou chroniques). Nous développons de nombreuses stratégies de manipulation et optimisation contrôlées du microbiote intestinal, notamment par prébiotique, probiotique et bactéries ingéniérées sur des voies métaboliques d’intérêt. Cet axe translationnel s’étend de recherches précliniques à des études cliniques visant à démontrer l’importance des fonctions métaboliques du microbiote pour la réponse à l’immunothérapie dans le cancer du poumon.
Responsables : Dr. Dalil Hannani
Axe 3 : Évolution de la structure et de l’expression des (méta-)génomes
La composition et l’organisation des génomes procaryotes sont fortement contraintes par la sélection naturelle, mais également par des effets de dérive neutre, qui opèrent à de multiples échelles de temps, allant de quelques générations à des milliards de générations. En résultent des génomes mosaïques complexes, mêlant aussi bien structures stables que dynamiques, qui contribuent à l'extraordinaire capacité adaptative des microorganismes. Dans cet axe, nous étudions les mécanismes de cette plasticité afin de mieux prédire les réponses adaptatives des microorganismes. Pour ceci, nous combinons des approches d’évolution expérimentale, de biologie moléculaire, de génomique comparative, de phylogénomique et de biophysique de l’ADN.
Responsables : Dr. Ivan Junier & Dr. Thomas Hindré
Axe 5 : Vectorisation et membranes
L'axe "Vectorisation et Membranes" s'intéresse à l'étude des membranes et des protéines membranaires dans les problématiques d'interactions hôte-pathogène, de détermination de cibles antigéniques membranaires et de l'influence de l'environnement lipidique sur la structure et la fonction des protéines membranaires. Ces études font appel à plusieurs approches expérimentales incluant la production et la caractérisation au niveau biochimique et biophysique des vésicules extracellulaires issues de différents organismes procaryotes et eucaryotes, la production de protéines membranaires sous forme de protéoliposomes grâce à des systèmes d'expression acellulaire en présence de lipides synthétiques de différentes compositions, l'utilisation des techniques de microscopie (AFM, électronique, fluorescence), la DLS, la spectroscopie d'impédance (Tethapod) et le dichroïsme circulaire pour n'en citer que quelques unes. Afin de permettre une meilleure internalisation de certaines macromolécules, des systèmes de vectorisation sont utilisés tels que des peptides de pénétration cellulaire et des liposomes synthétiques. Ces approches biotechnologiques permettent de mieux comprendre au niveau des membranes des pathogènes et des cellules hôtes, certains mécanismes moléculaires responsables de la pathogénèse et d'apporter des solutions thérapeutiques ou vaccinales innovantes. Ces approches sont utilisées pour traiter certaines bactéries multi-résistantes aux antibiotiques mais aussi des infections fongiques ou certains types de cancers.
Responsables : Dr. Béatrice Schaack & Prof. Jean-Luc Lenormand
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